Bryn Mawr Classical Review

Bryn Mawr Classical Review 2009.02.52

Sabine Fourrier, La coroplastie chypriote archaïque: Identités culturelles et politiques à l'époque des royaumes (Travaux de la Maison de l'Orient et de la Méditerranée, n° 46).   Lyon:  Maison de l'Orient et de la Méditerranée, 2007.  Pp. 196, pl. XXIII.  ISBN 978-2-903264-66-6.  



Reviewed by Thierry Petit, Université de Strasbourg (tpetit@umb.u-strasbg.fr)
Word count: 2671 words

Sabine Fourrier est l'une des spécialistes reconnues de la coroplastie cypriote. Il s'agit là d'un matériel extrêmement abondant et varié, et qui n'a pas encore reçu le traitement systématique et éclairé qu'il méritait. L'A. en apporte la preuve en abordant le sujet sous un angle très productif, celui du style et de ses implications en termes de particularismes politiques et culturels.

Dans une introduction méthodologique (pp. 13-20), elle s'explique sur sa démarche, rappelant les problèmes que pose la distinction de Gjerstad entre différents styles; Gjerstad expliquait ceux-ci en termes diachroniques, interprétation que Fourrier écarte avec de solides arguments (sont également rejetées les distinctions basées sur des critères ethniques proposées par C. Vermeule : p. 15, n. 9). Reconnaissant les mérites de la série The Coroplastic Art of Ancient Cyprus due à J. et V. Karageorghis, qui offre une très utile synthèse des différents types, elle entend cependant s'en distinguer en déterminant plutôt que des types, des styles régionaux. Pour cela elle s'inspire explicitement des travaux pionniers de Francis Croissant pour le monde grec. Le postulat de départ est formulé en termes clairs : "...les figurines en terre cuite (...) révèlent des procédés, des conceptions différentes, bref des styles qui peuvent être rapportés à autant de centres créateurs" (p. 15).1 Afin de déterminer les caractéristiques morphologiques de la production de chacun de ces centres, Fourrier ne prend en considération que les pièces dont la provenance est assurée. Plusieurs critères permettent de distinguer différentes productions particulières. Ainsi les caractéristiques morphologiques, certains détails techniques et/ou les sources d'inspiration diverses constituent un style propre. Par exemple, la production de Kition se caractériserait par des modèles plutôt empruntés à l'Egypte, tandis que la production amathousienne puiserait son inspiration en Syrie du Nord. Pour ce qui concerne la technique, tous les ateliers n'emploient pas les mêmes procédés (modelage, moulage ou combinaison des deux, selon les centres); les gestes sont aussi différents : éléments rapportés sur un boudin principal ou extraits de ce même boudin par gestes successifs. "Le geste est l'expression du choix", conclut Fourrier (p. 18). Les caractéristiques de la pâte, en l'absence même d'analyses chimiques, sont également déterminantes. Ensuite, une fois chaque style isolé, il convient de lui assigner un centre de production. La méthode pour y parvenir est simple et efficace : elle repose essentiellement sur des critères quantitatifs : le style qui se retrouve majoritairement sur le territoire d'une des cités-royaumes a toute chance d'émaner de celle-ci.

A la suite de l'introduction, la première partie de l'ouvrage est donc consacrée à déterminer les centres producteurs et les caractéristiques de leur production (pp. 21-100). Ainsi sont successivement distinguées les productions de Salamine, d'Idalion, de Kition, d'Amathonte, de Kourion, de Paphos, de Marion, de Soloi, et du nord de l'île (Lapithos et Kazaphani). Pour chacun des sites, Fourrier procède à un rappel des circonstances de découverte, de l'état des publications et de leur degré de fiabilité; ensuite, pour chaque centre, elle tente de déterminer les sites de diffusion en distinguant, lorsque la chose est possible, "le cercle proche", "les sanctuaires de territoire" et "les sanctuaires de frontière", ceux-ci étant identifés par le fait qu'ils sont situés sur une zone au-delà de laquelle la prépondérance quantitative des figurines d'un style disparaît au profit d'un autre (par exemple, le sanctuaire d'Arsos entre Idalion et Salamine). Ceci aboutit à des constatations parfois surprenantes : ainsi, selon Fourrier, "il n'y a pas de production tamassienne distincte d'Idalion", ce qui l'incite à considérer Tamassos comme sanctuaire de territoire d'Idalion (pp. 45-47). On y reviendra. Certaines productions sont diffusées sur une aire très large, comme celle de Salamine, ou celle de Soloi (voir la carte de la fig. 8, p. 88) : dans ce dernier cas, la zone de diffusion compte des sanctuaires aussi riches en trouvailles qu'Aghia Irini (pp. 89-92) et Mersinaki (p. 93).; certains styles sont, au contraire, diffusés sur une zone très réduite, comme celui de Kition (pp. 58-59, 61). Parmi les productions originales, il faut citer le royaume d'Amathonte, où plusieurs sanctuaires non urbains ont produit des types particuliers, lesquels seraient l'indice qu'ils étaient "réservés" à la partie phénicienne de la population (pp. 70, 111 et 124). Pour certains centres, la production et/ou la publication des trouvailles sont très maigres et ne permettent guère de conclusions décisives, comme dans le cas de Marion (p. 85).

La seconde partie, intitulée "Ateliers, sanctuaires et royaumes", est subdivisée en trois chapitres : respectivement "La naissance des styles", "Identités culturelles et territoires politiques" et "Les sanctuaires".

Le premier développement du chapitre I ("Agia Eirini,2 Samos et la chronologie de la plastique chypriote archaïque) constitue sans doute l'un des apports les plus déterminants à l'étude de la production plastique de Chypre archaïque. Fourrier y démontre que les difficultés qui ont surgi autour de la typologie de Gjerstad et les tentatives d'ajustement de celle-ci en fonction des découvertes et des publications ultérieures se résolvent aisément si l'on prend en compte la classification qu'elle propose. Ainsi la distinction, fondée en termes morphologiques, entre styles proto- et néo-chypriotes ne serait attestée qu'à Aghia Irini, centre très mineur. Faire du premier une production de Soloi et du second une production de Salamine ou d'Idalion résout élégamment le problème (p. 104). Fourrier démontre ensuite la surinterprétation de la stratigraphie d'Aghia Irini qui a conduit à une "chronologisation" (le néologisme est de moi) excessive des trouvailles figurées (pp. 104-106). Est aussi intégrée la stratigraphie samienne qui avait déjà contribué à jeter le doute sur le classement chronotypologique de Gjerstad (pp. 106-107). Il faut en conclure que l'ancienne chronologie absolue doit être mise en cause, sans que pour l'instant on puisse en proposer d'autre. Fourrier conclut sa démonstration en affirmant que "Les VIIIe-VIIe siècles sont une période charnière pour la naissance des styles, ils représentent aussi une période essentielle dans la constitution, politique, territoriale, des royaumes chypriotes archaïques". Cette question est abordée dans les développements qui ont pour titre "Styles et royaumes" lesquels constituent, selon moi, la principale faiblesse de l'ouvrage.

Fourrier rappelle les débats qui opposent les spécialistes sur l'époque de l'apparition des royaumes historiques; il s'agit de deux positions antagonistes que j'ai appelées ailleurs3 "l'hypothèse achéenne", qui se fonde sur des légendes de fondation tardives et selon laquelle il n'y aurait pas eu de rupture entre Age du Bronze et Age du Fer, d'autre part "l'hypothèse phénicienne", fondée essentiellement sur des sources archéologiques (Il est faux de dire, comme le fait Fourrier, p. 107, que cette dernière hypothèse s'appuie sur des sources écrites, en l'occurrence la chronique d'Asarhaddon) et qui lie l'apparition de la forme étatique d'organisation politique à la pression économique et à l'installation des Phéniciens à Kition (seconde moitié du IXe siècle). L'ensemble des conclusions chronologiques auxquelles parvient Fourrier semble aller dans le sens de cette dernière. N'observe-t-elle pas que les styles se mettent en place à partir du VIIIe siècle (p. 107) ? Que le surgissement des principaux sanctuaires, "signes d'une organisation du territoire par un Etat centralisé", se produit au cours du CG III, de la fin du IXe siècle (notamment à Kition) au début du VIIIe siècle (pp. 107-108) ? Et il en va de même des sanctuaires de territoire (p. 108; voir aussi pp. 121-122). Or, en dépit de ces observations, Fourrier conclut que ce qui se produit à ce moment n'est rien d'autre que "le passage d'un régime royal à un régime monarchique". On serait bien en peine d'expliciter ces deux catégories, inconnues à ma connaissance de l'anthropologie sociale,4 et desquelles d'ailleurs aucune définition n'est proposée. Ainsi, à la question "avant le VIIIe siècle, les basileis chypriotes étaient-ils des rois ?", elle pense pouvoir répondre par l'affirmative.5 Or les arguments convoqués à l'appui de cette affirmation (l'absence d'un véritable "Age Obscur" à Chypre au CG II, l'inscription si controversée d'Opheltau,6 la pérennité de certains symboles comme l'aigle, le titre de basileus attesté dès le VIIe siècle) pèsent de bien peu de poids contre, d'une part, l'absence des corrélats archéologiques de l'Etat au début de l'Age du Fer, tels que l'anthropologie les définit,7 et, d'autre part, leur soudaine apparition au CG III,8 notamment celles de palais; c'est ce qu'illustrent, dans leur domaine propre, celui des styles de la plastique, les travaux mêmes de Fourrier. L'auteur (p. 109, n. 40) convoque Carlier La royauté en Grèce avant Alexandre, Nancy, 1984, p. 505, pour souligner "le lien, non nécessaire, entre système palatial et royauté". Certes, mais précisément, "palais", et "système palatial" sont deux choses différentes; et l'absence du second n'implique pas l'absence du premier. Dans le cas d'Amathonte, le palais est loin d'être le seul critère en cause (voir Petit art.cit. note 2) : interviennent aussi notamment le choix d'une nouvelle capitale, un territoire stable sinon permanent, inaugurant, contrairement à ce qui est affirmé (p. 109), un mouvement centripète (et cela vaut aussi pour les autres cités avec la création des grands sanctuaires centraux : voir p. 108). A cet égard, la comparaison implicite entre le cas d'Amathonte et celui de Kushmeshusha, roi d'Alashiya (p. 109, n. 40), est dénuée de fondement puisqu'on n'a pas retrouvé (identifié ?) la capitale de ce roi. Ainsi l'affirmation conclusive (p. 109), "le VIIIe s. ne date sans doute pas la naissance de la royauté chypriote, mais il date sûrement celle d'une réorganisation des royaumes sous la forme d'États centralisés, autour d'un noyau urbain et d'un territoire défini", est-elle contradictoire : en effet, l'anthropologie a montré que l'un des critères de l'Etat, fût-il "primitif" ou "archaïque", est précisément d'exercer son autorité sur un territoire défini; et que seul le souverain qui dispose d'un tel pouvoir peut à bon droit prendre le titre de "roi".9 Au total, les affirmations exprimées aux pages 107 à 109 de l'ouvrage sont en contradiction avec les résultats même obtenus par Fourrier, lesquels, s'ils ne démontrent pas l'apparition au CG III des royaumes cypriotes, constituent cependant un important indice en faveur de cette hypothèse. Ainsi la réponse à la question posée en préambule mériterait pour le moins une discussion plus complète et mieux documentée.

Dans le deuxième chapitre de cette deuxième partie sont rassemblés les matériaux de son étude pour présenter ce qui est appelé "esquisse de géographie historique" (p. 119). On peut considérer que Fourrier y a amplement réussi et la carte synthétique qu'elle présente à la p. 113 (fig. 9) est d'une grande clarté. On y discerne bien la diffusion des modèles. Comme E. Gjerstad et O. Masson l'avaient déjà bien montré pour chacun des deux domaines respectifs, la céramique et l'écriture se répartissent dans l'île en deux grands ensembles, ouest et est. Il en va de même de la coroplastie; Amathonte se situe, quant à elle, à la charnière des deux grandes régions, en présentant en outre des productions particulières (voir supra). Lapéthos est un autre cas particulier en ceci qu'elle adopte les modèles de Kition, avec laquelle elle ne partage pourtant aucune frontière commune, ce qui suppose une forte parenté culturelle. La carte de la fig. 9, comme Fourrier l'admet, est théorique et ne peut prendre en compte les fluctuations régionales et ponctuelles (p. 112 et 119); mais elle illustre une aire de répartition de type culturel qui ne peut être étrangère à l'influence politique des centres de production et donc de décision. Cette carte aboutit à nuancer les délimitations entre royaumes, fondées sur les sources écrites, notamment celles de D.W. Rupp (p. 112). Les conclusions qui en sont tirées appellent cependant quelques réserves. Ainsi peut-on, sur la seule base de la diffusion coroplastique, conclure, par exemple, qu'"Il est peu problable que Tamassos soit resté un royaume indépendant entre 673/2 et le milieu du IVe s.", et conséquemment que les tombes dites "des rois" appartiendraient non à des souverains, mais à une "aristocratie locale" (p. 115) ? Cela semble difficile à admettre dans la mesure où l'existence du royaume est attestée à la fois en amont (liste d'Asarhaddon) et en aval (sources classiques). Peut-on de même affirmer, sur ces mêmes fondements, que Marion, absente de la liste d'Asarhaddon, présentait "une identité culturelle et certainement [mes italiques] politique, indépendante, dès la seconde moitié du VIIe s. av. J.-C...." (p. 118) ? Peut-être est-ce aller trop loin. Il n'en reste pas moins que des données essentielles sont ainsi établies : par exemple, l'existence d'un style propre à Kition où, en dépit de l'exiguïté de la zone où elle est diffusée, la production coroplastique semble bien attester l'existence d'un centre politique pendant l'époque archaïque, ce qui va à l'encontre de certaines hypothèses formulées naguère (p. 115-116). Les conclusions de Fourrier permettent aussi de faire progresser l'interprétation de certaines sources textuelles. Ainsi, pour Amathonte, la coroplastie confirme la présence d'une identité politique forte dès le début du VIIe siècle et donc incite à chercher le royaume dans la liste d'Asarhaddon, qu'il s'agisse de la "Carthage" de Chypre ou de (Kin?)nuria (p. 116); les styles permettent même de préciser quelque peu les limites du royaume, du côté est, mais surtout à l'ouest (pp. 116-117). Les cas de Paphos, de Marion, de Soloi et de Lapéthos sont enfin évoqués. Le poids politique et l'étendue du royaume de Soloi devaient être considérables si l'on en juge par la zone de diffusion de sa production plastique. D'autre part, Fourrier suppose -- avec de bons arguments -- que la création du royaume de Lapéthos eut lieu assez tardivement au détriment d'Idalion (VIe s. ?) et qu'elle fut la conséquence d'une probable manoeuvre kitienne (pp. 117-119). Enfin on en conclut (pp. 119-120) à des modifications dans le nombre et l'étendue des royaumes, modifications qui furent plus nombreuses au nord qu'au sud de l'île; on ne discerne en outre aucun modèle géographique qui serait commun à l'ensemble des royaumes chypriotes archaïques.

Le dernier chapitre (III) de cette deuxième partie est consacré aux sanctuaires (pp. 121-124) et au maillage du territoire qu'ils permettent. Y sont mis en parallèle les exemples cypriote et grec (ce dernier étudié par Fr. de Polignac) qui présentent similitudes et différences (pp. 121-122); parmi les similitudes, notons l'implantation des sanctuaires du haut archaïsme sur des vestiges de l'Age du Bronze. Enfin sont évoqués les différentes catégories de sanctuaires, urbains, péri-urbains, de territoire. Les premiers, représentés par les sanctuaires d'Aphrodite de Paphos et d'Amathonte, ou celui d'Athéna-Anat à Idalion, sont directement en rapport avec le pouvoir royal; à Amathonte en particulier, où des sanctuaires palatiaux ont été mis au jour. A cet égard, Fourrier passe sous silence le cas problématique des sanctuaires palatiaux de Vouni (que ce soit p. 93, malgré la mention du sanctuaire d'Athéna, ou p. 124), où plusieurs sanctuaires sont sis dans la proximité immédiate du grand édifice fouillé par la mission suédoise. On aurait aimé connaître son avis sur la question. Pour ce qui concerne les sanctuaires de territoires, Fourrier suppose, vu le lien étroit qu'ils montrent également avec le pouvoir politique, qu'ils auraient été le théâtre de processions qui les auraient reliés symboliquement au centre politique, comme c'était le cas en Grèce. Cette relation entre royauté et sanctuaires expliquerait de même que beaucoup d'entre eux disparurent avec les royaumes (p. 124).

Dans la mesure où Fourrier n'a pas pris la peine d'établir un catalogue exhaustif des objets sur lesquels elle fonde son analyse, choix qu'elle justifie dans son introduction, elle fournit en annexe la liste des objets, leur numéro de catalogue et les références bibliographiques auxquelles se reporter (pp. 125-173). Les abréviations bibliographiques et la bibliographie figurent en fin de volume (pp. 175-187), de même qu'un index des noms propres (pp. 189-192), une liste des illustrations, le crédit photographique (pp. 193-196) et XXIII planches qui closent l'ouvrage. On a déjà souligné l'importance et la clarté de la fig. 9; il en va de même de toutes les cartes, complètes ou partielles, qui illustrent le propos, et qui sont toutes d'une grande qualité graphique.

Ainsi, en dépit des quelques réserves formulées ci-dessus sur le contenu des pp. 107-109, cet ouvrage marque assurément un étape importante dans la compréhension des types coroplastiques cypriotes et de leur origine, et pour les conclusions que l'on peut en tirer sur l'existence, la nature et l'étendue des royaumes historiques.


Notes:


1.   Sur la notion de styles, voir dernièrement Cartens, Panayia Ematousa, II, p. 125, n. 3 et références.
2.   On ne voit pas bien pourquoi Fourrier adopte une transcription bâtarde pour ce terme, entre la transcription conforme à la prononciation moderne (Irini) et la prononciation "érasmienne" (Eirènè).
3.   Th. Petit, "The First Palace of Amathus and the Cypriot Poleogenesis", dans I. Nielsen (éd.), The Royal Palace Institution in the First Millenium BC, Åarhus, 2001, p. 53-75 (article que ne mentionne pas Fourrier).
4.   Voir, entre autres, H.J.M. Claessen and P. Skalník (eds), The Early State, La Haye, 1978; H.J.M. Claessen and P. Skalník (eds), Study of the State, La Haye, 1981; H.J.M. Claessen and J.G. Oosten, Ideology and the Formation of Early States, La Haye, 1996; Al. Testart, Eléments de classification des sociétés, Paris, 2005.
5.   Fourrier s'inspire de la même question posée par P. Carlier, Ktèma, 1996, pour la royauté "homérique". Cependant on peut ne pas se ranger aux arguments de celui-ci, puisque manquent aux établissements égéens pendant les Ages dits "obscurs" la plupart des corrélats archéologiques de l'Etat : voir, entre autres, J. Whitley, "Social Diversity in Dark Age Greece", Annuals of the British School at Athens, 86 (1991), p. 341-365.
6.   A cet égard, voir J.-P. Olivier, "Syllabic scripts in the Aegean and Cyprus in the Second and First Millenia", dans J. T. Killen et A. Morpugo (eds), Documents in Mycenaean Greek, 3e édition, Cambridge , sous presse : l'inscription appartiendrait au CM 1.
7.   Par exemple, B. Trigger, "The Archaeology of Government", World Archaeologist, 6 (1974), pp. 95-106; voir aussi Petit, op. cit., n. 2.
8.   Voir les travaux de D.W. Rupp cité dans sa bibliographie; cf. supra note 2.
9.   Voir les travaux cités note 3; en particulier, Claessen, The Early State, pp. 537-538.

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